De la nécessité d'une vision prospective des infrastructures de transportsDe la nécessité d'une vision prospective des infrastructures de transports07/03/2008 Par Patrick Bernasconi | Transports urbains | 3 commentaires La France manque d’un outil prospectif qui lui permette d’avoir une véritable connaissance des infrastructures et de leur état. Aujourd’hui, on ne fait plus de que la compilation de prospectives régionales et l’on vit sur des études qui remontent au Comité interministériel à l’aménagement du territoire (Ciadt) de 2003. La France manque d’un outil prospectif qui lui permette d’avoir une véritable connaissance des infrastructures et de leur état. Aujourd’hui, on ne fait plus de que la compilation de prospectives régionales et l’on vit sur des études qui remontent au Comité interministériel à l’aménagement du territoire (Ciadt) de 2003. Et on a du mal à recueillir et à consolider des données fiables sur l’état des réseaux. En parallèle, il faut retrouver une vision prospective pour déterminer quelles sont les infrastructures fondamentales pour le développement de notre pays. Notre pays a une double caractéristique : sa densité est faible et notre tissu industriel est éloigné des ports, ce qui explique pourquoi la problématique du transport de fret a en France une telle acuité. Doit-on pour autant maintenir un réseau ferroviaire qui date du XIXème siècle ? Il est impératif de pallier au manque de moyens de l’Etat en mobilisant des fonds et cela ne sera possible que si nous avons des projets clairement définis. Les Espagnols ont décidé d’investir 24 milliards d’euros par an dans leurs infrastructures jusqu’en 2020 alors que le budget français ne dépasse pas les 3 milliards d’euros par an. Le Grenelle de l’Environnement a certes décidé de faire passer le nombre de lignes à grande vitesse de 2000 km aujourd’hui à 4000 km en 2020. Mais sur la même période, les Espagnols vont passer de 1000 à 10.000 km ! Les Espagnols ont su mieux mobiliser les fonds structurels européens parce qu’ils ont su démontrer leur volonté d’avancer en matière d’infrastructures et défini des projets structurants en la matière. |
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Président de la Fédération Nationale des Travaux Publics Sur le même thème
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26/03/09 15:48 par ere
zezertzer et ert
25/02/09 08:04 par Demarigny
Allez vous contribuer positivement au transfert des attributions de l’AFITF à la nouvelle DGITM (direction générale des infrastructures de transport et de la mer) et souhaite lui adjoindre un « comité des engagements » pour en assurer le pilotage interministériel.
01/02/09 06:55 par Michel
Pourquoi ne pas mobiliser les citoyens eux-mêmes plutôt que les politiques ? Un grand emprunt ou a création d'une banque des infrastructures (un peu comme le crédit foncier en son temps) qui ferait appel à l'épargne publique et investirait uniquement dans ce que tout le monde réclame à corps et à cris.
(autoroutes ferroviaires, tramways, liaisons régionales...
De plus, nous ne serions pas soumis aux apples d'offres européens.
Bien à vous, un ancen cadre des TP devenu prof àa cause des crises successives dans les TP et le bâtiment.
Michel