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De la nécessité d'une vision prospective des infrastructures de transports
Enjeux
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Financement
« Dès 2008, il manquera 1,2 milliard d'euros à l'Afitf pour faire face aux engagements pris par l'Etat pour réaliser les projets du Ciadt du 18 décembre 2003 ainsi que ceux des programmes routiers et des contrats de projets Etat-régions. » Des incertitudes accruesLa dette publiqueLa part des dépenses de l’Etat consacrées à l’investissement public est passée de près de 9,5% en 1978 à 7,5% depuis le milieu des années 1990. Les ressources insuffisantes de l’AFITFL’Agence de Financement des Infrastructures de Transport de France (AFITF) a été créée en 2004 pour porter la part de l’Etat dans le financement de grands projets structurants, notamment la construction des lignes ferroviaires à grande vitesse décidés par le Comité interministériel d'aménagement du territoire de décembre 2003. En l’état actuel de ses ressources, il manquera, dès 2008, à l’Agence, 300 millions d’euros sur la base d’un budget annuel estimé à 2,3 milliards, pour tenir ses engagements. Collectivités territoriales : un endettement qui augmenteLes collectivités territoriales sont de loin le premier donneur d’ordre du secteur (elles représentent 46% du chiffre d’affaires du secteur des Travaux Publics, contre moins de 6% pour l’Etat). Mais les transferts de compétences, issus de la dernière loi de décentralisation, alourdissent progressivement leurs dépenses de fonctionnement. A titre d’exemple, au plus tard, au 1er janvier 2008, 18 000Km de routes nationales auront été transférées sous la responsabilité des départements. Trouver de nouvelles ressources et financer les projets du Grenelle : un défi majeurUn rapport a été remis au Sénat, en février 2008, par la mission d’information portant sur le fonctionnement et le financement des infrastructures de transports terrestres. Il montre qu’un double défi s’impose aux pouvoirs publics : trouver de nouvelles ressources et financer les projets annoncés lors du Grenelle de l’environnement. A cette occasion, le rapport rappelle la nécessité, pour l’autorité publique, de bien choisir les projets d’infrastructure. Il montre également la pertinence du ferroviaire dans le domaine du développement durable, à condition de le doter des moyens de son développement. Or, les nouveaux modes de financement de type PPP ne pourront répondre seuls à la nécessité de mieux programmer les travaux. Au-delà de l’amélioration indispensable de la programmation des travaux, de nouvelles ressources doivent être recherchées. Dans ce domaine, RFF a soumis le principe d’une cotation « développement durable » : les modes de transport seraient taxés en fonction de leur contribution aux émissions de Co2. Cette proposition semble avoir été entendue par les rapporteurs, qui considèrent comme acquise la notion de « report modal ». La création d’une redevance kilométrique applicable aux poids lourds, dont le produit serait utilisé pour financer les autres modes de transport, constituerait un premier pas. Télécharger le rapport en intégralité (PDF, 452 Ko) |