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De la nécessité d'une vision prospective des infrastructures de transports
Enjeux
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Infrastructures d'échange
A propos du rail« Favoriser la création d’« EUROCAREX », réseau européen de LGV-FRET, initié par « ROISSY-CAREX », en incitant, notamment RFF à libérer des sillons de nuit, afin de créer les conditions d’un report modal Avion/Camion vers le train LGV-FRET. » A propos du fluvial« Pour rétablir l'équilibre, je crois d'abord nécessaire de doter la France des infrastructures qui lui manquent pour donner leur vraie place au fer et à la voie d'eau. La voie fluviale est depuis quelques années en constante expansion. Un convoi fluvial toutes les ½ heures c'est un camion toutes les 18 secondes. Il faut ouvrir les voies qui relieront entre eux les bassins fluviaux de notre territoire : le canal Seine-Nord, d'abord, puis une première liaison à grand gabarit entre la mer du Nord et la Méditerranée, sur un tracé à étudier activement dès à présent. » A propos des ports maritimes« Les ports du nord de l’Europe sont massivement desservis par la voie ferrée et la voie fluviale, ce qui constitue l’un des points forts de leur compétitivité. » Un pacte national des infrastructures de transportCompte tenu de l'importance des enjeux, écologiques comme économiques, la France doit prendre aujourd'hui à bras le corps la question du transport du fret. La profession des travaux publics soutient à cet égard la proposition d’un « Pacte national des infrastructures de transport », à laquelle Nicolas Sarkozy s'est lui-même déclaré favorable pendant la campagne présidentielle. Elle serait précédée par une concertation en amont avec tous les acteurs concernés (décideurs locaux, associations, ...) pour prendre en compte l'ensemble des données et notamment la qualité environnementale des infrastructures. Le rail, une piste prioritaire pour développer la comodalité.A côté du fret ferroviaire conventionnel, qui consiste à transporter les marchandises à bord de wagons aménagés en citernes ou en bennes, se développe le transport combiné rail-route (encore appelé ferroutage ou autoroute ferroviaire). Le ferroutage est un de mode transport intermodal, utilisé notamment pour franchir des obstacles naturels et dont le parcours principal est effectué par rail et les parcours d’extrémités par route. Les wagons transportent des conteneurs de marchandises voire directement des camions.
Le développement et l'aménagement durables sur les rails Renouveau du fret, amélioration de l'offre ferroviaire, stratégies d'investissement, concertation, gestion environnementale... Pour tout savoir sur les ambitions durables de Réseau Ferré de France, télécharger le rapport : "Le développement et l'aménagement durables sur les rails" (PDF, 1,69 Mo) Fluvial : Les canaux Seine-Nord et Saône-MoselleL’ouverture du canal Seine-Nord qui désenclavera le bassin de la Seine et l’ouvrira aux réseaux fluviaux du nord de l’Europe est un impératif. Pensé comme « un système de transport moderne », le canal disposera au long de ses 105 Km de plusieurs plates-formes logistiques trimodales (fleuve, fer, route) qui pourront servir de bases arrière pour les ports. Tout devrait donc réussir à cette future voie d’échange, qui est ainsi parvenue à s’inscrire comme maillon central du projet européen plus global de Seine Escaut. A condition que soit résolue la question de… son financement, qui doit mobiliser plus de 3 milliards d'euros auprès de partenaires publics et privés. Ports maritimes : A la reconquête des parts de marché perduesPour affronter la concurrence européenne en matière portuaire et partir à la reconquête de parts de marché perdues, l’Etat a choisi de soutenir deux ports, en particulier, Le Havre et Marseille. Le projet de Port 2000 du Havre est la première concrétisation de cette initiative. Sa mise en service intervient dans un contexte européen de congestion des capacités portuaires, ce qui peut permettre au port du Havre de devenir un acteur majeur au niveau continental. Cet effort d'investissement devrait se prolonger avec le projet marseillais de Fos 2 XL. Cependant, ces investissements resteront lettre morte s’il n’est pas prévu d’intégrer ces nouveaux ports maritimes à des voies de transport terrestres, efficaces et compétitives qui leur permettront de desservir les autres pays européens. Aujourd'hui « la bataille maritime se gagne à terre », souligne le rapport de la Cour des Comptes « Les ports français face aux mutations du transport maritime : l’urgence de l’action » publié en juillet 2006. Ainsi, poursuit le rapport, pour l'acheminement d'un conteneur entre Lyon et l'Asie, le pré et le post acheminement par voie terrestre représentent le tiers du coût du transport. Cette partie est encore plus forte, de l'ordre des deux tiers, pour les liaisons courte distance. Gagner cette bataille requiert des donc investissements dans les infrastructures de transport, notamment sur les axes desservant Le Havre et Dunkerque. En matière ferroviaire, les principaux investissements visent à poursuivre la modernisation de certains réseaux et à contourner les points de congestion des grandes agglomérations. Les projets fluviaux Seine-Nord et Saône-Moselle apportent également une réponse au désenclavement de ces deux grands ports maritimes (à condition toutefois, pour ce qui concerne Le Havre, que ce port soit équipé d’une écluse à grand gabarit). Le rôle des collectivités territorialesIl est à noter que l'Etat n'est qu'un des acteurs de ce secteur désormais ouvert à la concurrence. Depuis les lois de décentralisation, les collectivités territoriales - notamment les régions - contribuent de plus en plus au financement des investissements des ports et de leurs dessertes et entendent peser sur leurs stratégies. Depuis peu, les grands armements et les opérateurs de la manutention s'engagent eux aussi dans les stratégies de développement des ports maritimes. |
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