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De la nécessité d'une vision prospective des infrastructures de transports
Enjeux
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Infrastructures d'échange
« Parce qu’ils desservent l’ensemble des point d’origine et d’arrivée, qu’ils sont flexibles, s’adaptent aux politiques de juste-à-temps des entreprises et n’ont cessé d’améliorer leurs performances, les poids lourds ont conquis le marché du fret. » Le défi de la comodalitéA l’heure des échanges mondialisés, les transports deviennent un élément clé de notre compétitivité. Nos infrastructures routières doivent s’adapter, en termes de capacité et de qualité de service, à la croissance inéluctable du trafic. Notre système de transport, de voyageurs et de marchandises, doit mieux s’intégrer au reste de l’Europe. Il doit également s’organiser pour faciliter la comodalité, c’est-à-dire la possibilité de proposer des solutions de transport de marchandises, plus flexibles, combinant les différents modes (fer, routes, mer, fluvial). Une connexion insuffisante aux réseaux européensLes grands projets de liaisons ferroviaires, tels que les axes à grande vitesse Rhin-Rhône et Sud Europe Atlantique, l’arc méditerranéen avec le contournement Nîmes-Montpellier et la section Perpignan-Figueras, ou encore le tunnel transalpin Lyon-Turin, sont des maillons essentiels pour l’intégration de l’Europe sur le plan des transports de voyageurs et de marchandises. Ces projets figurent parmi les trente axes prioritaires du futur réseau transeuropéen de transport RTE-T. Une intégration médiocre des différents modes de transportL'ambition affichée par les pouvoirs publics de développer une alternative au fret routier, via le rail, les voies fluviales ou les voies maritimes ne s'est pas concrétisée : 80% du fret reste transporté sur les routes. Les voies ferroviaires qui véhiculaient en 1950 les deux-tiers des marchandises, n’en transportent plus que 12%. Et les voies fluviales, 3%. Les autoroutes de la mer censées reprendre une partie du fret routier, restent au stade de projet. |
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