Infrastructures d'échange

  1. Etat des lieux
  2. Pistes pour l'action

« Parce qu’ils desservent l’ensemble des point d’origine et d’arrivée, qu’ils sont flexibles, s’adaptent aux politiques de juste-à-temps des entreprises et n’ont cessé d’améliorer leurs performances, les poids lourds ont conquis le marché du fret. »
Les Echos, 17 octobre 2006.

« Les ports français sont tout simplement passés à côté de l’une des transformations les plus marquantes des échanges internationaux ; je veux parler de l’explosion du transport par conteneurs qui a vu son volume doubler au cours des 10 dernières années. »
Premier Président de la Cour des comptes. Rapport « Les ports français face aux mutations du transport maritime : l’urgence de l’action ». Juillet 2006

« La FIEC [Fédération de l’industrie européenne de la construction] est très préoccupée par les retards enregistrés dans la réalisation [des projets prioritaires du RTE]. La FIEC demande instamment aux Etats Membres de définir les moyens adéquats et le cadre général permettant de faciliter la mise en place de modèles de financement innovateurs. »
Communiqué de presse FIEC. 27 mars 2007.

Le défi de la comodalité

A l’heure des échanges mondialisés, les transports deviennent un élément clé de notre compétitivité.

Nos infrastructures routières doivent s’adapter, en termes de capacité et de qualité de service, à la croissance inéluctable du trafic.

Notre système de transport, de voyageurs et de marchandises, doit mieux s’intégrer au reste de l’Europe. Il doit également s’organiser pour faciliter la comodalité, c’est-à-dire la possibilité de proposer des solutions de transport de marchandises, plus flexibles, combinant les différents modes (fer, routes, mer, fluvial).

Une connexion insuffisante aux réseaux européens

Les grands projets de liaisons ferroviaires, tels que les axes à grande vitesse Rhin-Rhône et Sud Europe Atlantique, l’arc méditerranéen  avec le contournement Nîmes-Montpellier et la section Perpignan-Figueras, ou encore le tunnel transalpin Lyon-Turin, sont des maillons essentiels pour l’intégration de  l’Europe sur le plan des transports de voyageurs et de marchandises. Ces projets figurent parmi les trente axes prioritaires du futur réseau transeuropéen de transport RTE-T.

Or, faute de volonté politique suffisante et de financement adapté, tous ces projets ont pris du retard. La contribution de la Commission européenne pour la période 2007-2013 est en particulier insuffisante : elle s’élève à 8 milliards d’euros pour l’ensemble des trente projets prioritaires alors que le montant à investir pour la seule partie française s’élève à 35 milliards.

Globalement, l’état d’avancement des sections françaises des projets prioritaires du réseau RTE-T était, fin 2006, de 10% contre 37% en moyenne pour la totalité des projets.

Une intégration médiocre des différents modes de transport

L'ambition affichée par les pouvoirs publics de développer une alternative au fret routier, via le rail, les voies fluviales ou les voies maritimes ne s'est pas concrétisée : 80% du fret reste transporté sur les routes.

Les voies ferroviaires qui véhiculaient en 1950 les deux-tiers des marchandises, n’en transportent plus que 12%. Et les voies fluviales, 3%.

L’échec de la comodalité, qui permettrait d’apporter la flexibilité attendue par les transporteurs, a été souligné par la Cour des Comptes dans son rapport de 2006 qui rappelle l’urgence de l’action.

Autre conséquence de l’échec du report modal, le trafic portuaire français perd des parts de marché, malgré un contexte de croissance global du trafic portuaire, en particulier du marché des conteneurs : son plus grand port, Le Havre, se situe au 8ème rang européen des ports à conteneurs.

Les autoroutes de la mer censées reprendre une partie du fret routier, restent au stade de projet.


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