Zones sensibles

  1. Etat des lieux
  2. Pistes pour l'action

« Le projet urbain unificateur (…) passe par les transports publics et notamment les tramways, les bus, avec des services tard le soir, une requalification totale des espaces publics. En Seine-Saint-Denis, à Nantes, à Lyon et dans bien d’autres villes, la démonstration a été faite que le désenclavement physique est une des conditions préalables au renouvellement urbain. »
Yves Dauge, sénateur, Libération, 7 septembre 2005.

 « Tant qu'il n'y aura pas […] une vraie hiérarchie des normes encadrant le principe de libre administration des collectivités locales en matière d'aménagement et d'urbanisme et une clarification des compétences entre les différents échelons territoriaux, il sera difficile d'agir efficacement. »
Manuel Valls, député-maire PS d'Evry et Olivier Galiana, conseiller régional PS d'Ile de France. Les Echos, 1er décembre 2006.

Développer les transports urbains

Le développement des transports urbains, vers et au sein des quartiers sensibles, sans omettre la circulation de nuit, apparaît comme un moyen de réinsertion des quartiers à la ville. « Le train, c’est l’anti-ghetto », déclarait Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois (JDD, novembre 2006).

Pour Jacques Donzelot, le développement de la mobilité serait même préférable au déploiement d’une mixité sociale imposée. Concrètement, selon lui, une desserte améliorée des écoles combinée à un assouplissement de la carte scolaire réduirait la désertion des classes moyennes de certains quartiers.

Des réponses partielles aux enjeux

Il reste que si les objectifs font l’unanimité, des désaccords politiques subsistent quant à la mise en œuvre.

Le précédent gouvernement a fait de l’intégration des quartiers sensibles une de ses priorités - son plan de cohésion social, entré en application en 2005, concrétise cet engagement.

Cependant, s’il agit sur les trois leviers - emploi,  logement et égalité des chances – le plan de cohésion social néglige le volet transport, démontrant ainsi que le désenclavement physique des quartiers n’est pas encore reconnu par l’Etat comme un objectif en soi.

Enfin, l’efficacité des mesures et des actions nécessitent, une clarification de la mission de l’Etat sur ce sujet, une précision des responsabilités et des rôles des instances territoriales ainsi que la définition d’un cadre hiérarchique des actions à mener.


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