Zones sensibles

  1. Etat des lieux
  2. Pistes pour l'action

« Quiconque y a pénétré comprend très vite que le premier problème de Clichy sous Bois n'est pas la mixité mais la mobilité, ou plutôt la possibilité d'accéder aisément à de grandes voies de circulation et de métro. Très mal desservie, cette ville enlise ses habitants dans un territoire dont les accès paraissent désespérément éloignés.»
Jacques Donzelot. Quand la ville se défait. Editions Le Seuil 2006.

« La nuit, pas de transport desservant Roissy, où les métiers sont pourtant souvent à horaires décalés.»
Claude Dilain, maire PS de Clichy-sous-Bois. 20 Minutes, 26 octobre 2006.

Des zones sous-équipées en transports en commun

« Pour aller de Clichy-sous-Bois au centre de Paris, pourtant distants de seulement quinze kilomètres, il faut une heure trente en transports en commun. » (Claude Dilain, maire (PS) de Clichy-sous-Bois (93), 20 Minutes, 26 octobre 2006).

« Pour se rendre à l’hôpital de Gonesse [depuis Sarcelles], c’est plus d’une heure en bus, 15 minutes en voiture. » (Marie-Jeanne Yago, une habitante de Sarcelles, Metro, octobre 2006).

Ces deux phrases résument à elles seules un des problèmes majeurs des banlieues dites sensibles : mal desservies par les transports en commun, elles se trouvent isolées des pôles économiques voisins, mais aussi des services collectifs de base.

Un frein à la mobilité

Cet enclavement freine les habitants dans leur mobilité, ce qui les pénalise, notamment dans leur recherche d’emplois et leur accès à la formation, voire à l’éducation.  Et lorsqu’ils travaillent, la pénurie de transports en commun allonge considérablement leurs temps de trajet domicile-travail ou exigent d’eux de disposer d’une voiture pour se déplacer.

L’isolement de ces quartiers les rendent, par ailleurs, moins attractifs sur le plan économique, d’où une réticence des entreprises et des commerces à s’y implanter.

Finalement, l’isolement constaté des quartiers sensibles apparaît comme une des raisons du sentiment d’exclusion dont souffrent leurs habitants.

Le plan "Espoir Banlieues"

Dans le cadre du plan "Espoir Banlieues" présenté le 8 février 2008 par le Président de la République à Vaux-en-Velin, un effort particulier concerne le désenclavement des quartiers sensibles. Quelque 500 millions d’euros seront ainsi mobilisés dans le cadre du Grenelle de l’environnement pour les quartiers sensibles. Ils seront consacrés à la création immédiate de lignes d’autobus et au développement des moyens ferrés comme le tramway. Une part de l’effort financier sera réservée à l’Ile-de-France, et l’Etat apportera, en région, sa contribution aux projets qui lui seront présentés.

Lire la contribution commune Ville et Banlieue - GART "Pour l’amélioration de la desserte des quartiers sensibles et des banlieues" (PDF, 39,7 Ko)


Haut de page


Glossaire | Plan du site | Mention légales | A propos de