Zones rurales

  1. Etat des lieux
  2. Pistes pour l'action

« La rurbanisation, avec l'extension des zones pavillonnaires, connaît ainsi un boom sans précédent. »
La Croix du 22 janvier 2007.

 « Les campagnes commencent à se repeupler. Aujourd'hui 4 citadins sur 10 estiment qu'ils aimeraient pouvoir vivre à la campagne... ». Il faut assurer « l'accès aux soins partout... » et garantir «  le principe fondamental de l'égalité devant les services publics. »
Jacques Chirac, ancien Président de la République, à Tulle, le 6 janvier 2007.

 « Si on continue comme aujourd’hui, 60% de ce réseau sera inexploitable d’ici à 2025. Déjà sur des centaines de kilomètres de lignes secondaires on fait rouler des trains plus lentement pour des raisons de sécurité. »
Robert Rivier, EPFL, dans un rapport sur l’état du réseau ferré français, 2005.

La capacité à se déplacer : un enjeu essentiel

Les zones rurales expérimentent deux flux migratoires opposés. D’un côté, l’exode, qui entraîne la disparition de commerces de proximité et de services publics (écoles, maternité, etc.) et qui, de ce fait, privent les populations qui restent de la proximité de ces services.

D’un autre côté, un nouveau mode d’urbanisation, lié en particulier à la cherté des logements en centre-ville, qui éloigne les actifs de leur lieu de travail et des services collectifs.

Dès lors, la capacité à se déplacer des populations rurales devient un enjeu essentiel.

La route, premier moyen de locomotion

La voiture demeure le moyen de locomotion privilégié de ces populations. Avec ses inconvénients, en termes budgétaire pour les familles mais surtout en termes de sécurité et d’exigence de qualité du réseau routier.

Un audit comparé du patrimoine de routes nationales et autoroutes français et de celui des autres pays européens, publié fin 2006 par  la Direction générale de la modernisation de l'Etat du Ministère du Budget et de la Réforme de l'Etat, valide les conclusions d'un  rapport plus ancien de la Cour des Comptes qui estimait que « l'entretien des routes se dégrade en France » faute de moyens suffisants. (Lire aussi l'article La Qualité des réseaux)

Mais un souhait de voir se développer les transports en commun

Dans le même temps, 83% des Français vivant dans les espaces à dominante rurale et dans les communes de moins de 2000 habitants jugent « prioritaire ou important de développer les transports en commun pour se rendre dans les services publics et d’intérêt général ». Et 68 % d'entre eux estiment nécessaire de maintenir en fonctionnement les petites lignes de train (sondage CSA/DATAR réalisé en septembre 2005).

Or, là également, un rapport d’audit sur l’état du réseau ferré français commandé par la SNCF et RFF et réalisé par l'Ecole Polytechnique de Lausanne, a mis en évidence la dégradation de ce réseau faute de moyens suffisants dévolus à l'entretien des voies et de mauvaise répartition de ces moyens.

On le voit donc, l’enjeu est double : il consiste à la fois à mieux assurer l’entretien des routes secondaires et à entretenir et développer des lignes ferroviaires secondaires.


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