Nucléaire

  1. Etat des lieux
  2. Pistes pour l'action

« Si les vingt huit pays industrialisés membres de l’OCDE développaient leur recours au nucléaire dans les mêmes proportions que la France pour produire leur électricité (75%), ils diminueraient d’un tiers leurs émissions globales de gaz à effet de serre. »
Débat sur la politique énergétique, SFEN, 2004.

« Le Niger a annoncé dimanche soir la fin du « monopole » que détenait depuis 40 ans le groupe français Areva sur la prospection, l'exploitation et la vente de son uranium. »
20Minutes, 6 août 2007.

Le nucléaire couvre 78% de nos besoins en électricité

L’indépendance de la France en matière énergétique est un atout.  Elle tient en grande partie à notre capacité de production d’électricité d’origine nucléaire qui représente 41% de notre consommation énergétique globale et 78% de notre production d’électricité.

Les avantages du nucléaire sont connus : cette technologique permet de produire de grandes quantités d’électricité à des coûts modérés et stables sur le long terme. Elle ne produit aucun gaz à effet de serre.

Côté sécurité, les centrales actuelles installées en France (dites centrales de deuxième génération) ont été conçues pour confiner toute fuite de produits radioactifs, même en cas d’accident ou d’emballement du réacteur (risque infime).  La sécurité a encore été renforcée sur les centrales de la génération future EPR.

Si les ressources en uranium mondiales ne sont pas inépuisables, elles restent suffisantes pour alimenter les centrales pendant encore une soixante d’années au moins. En revanche, il existe un risque pour la France, qui s’approvisionne essentiellement à l’étranger : le regain d’intérêt dont bénéficie actuellement le minerai entraîne diverses tensions sur le marché (cf. la fin du monopole dont bénéficiait le groupe Areva au Niger).

Un parc vieillissant

Le parc français actuel compte aujourd’hui 58 centrales de deuxième génération (sans compter Phoenix) qu’il devrait falloir remplacer progressivement à partir des années 2015-2020 (la durée de vie d’une centrale est de 40 ans environ) par des unités de troisième génération (également appelée EPR), en attendant celles de 4ème génération.  La centrale de Flamanville qui sera mise en service en 2013  par EDF sera la première unité de type EPR.

Marquer le pas aujourd’hui dans le nucléaire risquerait de provoquer une dépression à moyen terme dans notre capacité de production d’élecricité que les filières renouvelables - éoliennes, hydrauliques, solaires et autres -  ne pourraient combler. A l’horizon 2020, au mieux, le quart des besoins français en électricité pourra être couvert par les énergies renouvelables selon la Société française d’énergie nucléaire.

Energie sans impact sur le climat, le nucléaire doit relever deux défis qui conditionnent son acceptation sociale :

  • Le devenir des déchets radioactifs associé à la question du démantèlement des centrales de première génération,
  • La fiabilité des nouvelles centrales EPR.

Haut de page


Glossaire | Plan du site | Mention légales | A propos de