Energies renouvelables

  1. Etat des lieux
  2. Pistes pour l'action

 « La réorientation des crédits de la recherche publique sur l’énergie s’impose. Actuellement 90% du budget est consacré au nucléaire et moins de 2 % aux énergies renouvelables ! Les crédits de la recherche doivent se répartir selon le schéma : 1/3 à la sobriété et l’efficacité énergétique, 1/3 aux énergies renouvelables, 1/3 à l’amélioration des performances dans l’usage des hydrocarbures, la sûreté, la gestion des déchets et le démantèlement des installations nucléaires. »
Programme électoral des Verts, Présidentielles 2007.

Améliorer la compétitivité des filières

Les technologies qui devraient permettre à la France d'atteindre ses objectifs en 2010 sont principalement l'électricité éolienne, l'hydroélectricité, les diverses formes de bioélectricité et la géothermie dans les DOM, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. L’électricité éolienne qui représentait en 2006 3,7% de la production d’électricité d’origine renouvelable bénéficie du potentiel le plus important.

Cependant, mis à la part la géothermie, l’hydroélectricité et le bois-énergie, ces industries restent peu compétitives par rapport à l’électricité nucléaire. Ainsi, le kWh produit par une éolienne est aujourd’hui au moins deux fois plus cher que le kWh nucléaire. Un soutien public semble donc nécessaire au développement de ces filières – soit au kWh produit sous la forme d'une tarification adaptée, soit à l'investissement.

Des champs éoliens off-shore

Dans son programme électoral, l’UMP proposait de suivre trois pistes :

  • Développer les installations à grande échelle d’éoliennes positionnées en mer (pour éviter la dégradation des paysages) en les  regroupant en fermes de 300 à 500 mégawatts,   
  • Profiter de notre puissance agricole pour soutenir la construction de centrales d’électricité fonctionnant grâce à la biomasse (bois et résidus  végétaux). Ces centrales ne sont pas aujourd’hui très compétitives, mais l’augmentation probable du prix des hydrocarbures dans les prochaines décennies pourrait changer cet équilibre économique,
  • Favoriser grâce à des incitations fiscales l’installation de chauffe-eau solaires et de cellules photovoltaïques.

De son côté, la FNTP met l'accent sur la nécessité d'une campagne de sensibilisation des décideurs publics locaux. Ces actions porteraient notamment sur le soutien aux projets locaux dans le domaine de l’énergie éolienne et des bio-énergies.


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